Le blog d'Audrey Alwett

Auteur - Editrice

30 avr. 2011

Princesse Sara tome 4 - preview

Hello, hello !
Pour nous faire pardonner auprès des collectionneurs du changement de format, j'ai décidé de poster ici la première page du tome 4 de Princesse Sara que Claudia Boccato vient juste de coloriser ce matin ! Attention au spoile ! Même si bon, ceux qui ont lu le tome 3 se doutaient déjà de la suite...
Et à suivre, des news du tome 2 d'Elinor Jones qui paraît dans un mois, la véritable couverture de My Lady Vampire, et un nouveau projet : Petite Geisha !

27 avr. 2011

Princesse Sara : le tome 3 aujourd'hui en librairie !

Il était aujourd'hui en librairie, l'avant-dernier tome de Princesse Sara vient de sortir. Certaines d'entre vous l'ont apparemment déjà lu (merci pour ton commentaire Sarali)...
En voici le résumé :
Avec toutes les punitions que lui inflige Miss Minchin, la vie est rude pour Sara Crewe.
De princesse, elle est devenue servante. Il lui faut maintenant encaisser les privations et les humiliations. Heureusement, ses rêves ne sont pas morts. Et souvent, Sara se plaît à penser au mystérieux monsieur indien qui a emménagé près du pensionnat de jeunes filles où elle travaille. Ce qu’elle ignore, c’est que cet homme est justement à la recherche de la fille du Capitaine Crewe pour lui restituer son bien, et qu’il croit l’avoir retrouvée quelque part en Russie. En effet, à Moscou, une demoiselle se fait passer pour telle.
Réussira-t-elle à usurper la fortune de Sara ?


De notre côté, avec Nora, nous avons déjà commencé le tome 4. Nous voudrions essayer de le sortir pour novembre prochain, mais nous ne sommes pas sûres d'y parvenir. Si ce n'est pas novembre, ce sera mars, pour respecter le calendrier éditorial. En attendant, nous avons bien sûr déjà commencé. Et Nora dessine actuellement la page 10.

Je voudrais aussi profiter de ce post pour remercier Maria, si elle passe par là. Maria est une de mes lectrices qui a gentiment apporté tout un lot de cupcakes la semaine dernière au studio Gottferdom, mais qui s'est timidement sauvée avant que j'aie pu la remercier.
Je ne sais pas si tu es repassée pour venir chercher ta boîte, mais merci Maria, ils étaient délicieux. N'hésite pas à revenir me voir quand tu veux ou à m'écrire, ce sera vraiment un plaisir, car de mon côté, je n'ai pas tes coordonnées.

18 avr. 2011

Princesse Sara revient en force !

Le tome 3 de Princesse Sara sera en librairie le 27 avril. À cette occasion, plusieurs nouvelles !
Tout d'abord, Soleil réalise des pack-starters. Ce qui signifie que vous pourrez trouver le tome 3 en vente avec le tome 1 gratuit ! Si vous n'avez pas encore acheté la série, c'est l'occasion rêvée de vous y mettre. Si vous avez déjà le premier tome, eh bien offrez-le à une petite cousine, une copine, une nièce, etc !
Enfin, comme Marie l'avait remarqué, Sara change légèrement de format. Les trois tomes sont maintenant imprimés en format Astérix, et non plus en format Lanfeust. Ce n'est que légèrement plus petit, mais ça permet de changer considérablement le prix. Car au lieu de 12,95 euros, les album Princesse Sara seront maintenant à 9,95 euros.
L'éditeur a fait ce choix après s'être rendu compte que le prix était un peu élevé pour les jeunes demoiselles qui souhaitaient se plonger dans cette histoire, mais n'avaient pas un porte-monnaie assez rempli pour se le permettre... J'espère que ce petit changement leur permettra désormais de suivre les aventures de notre princesse préférée.
Attention, ce changement de format ne vaut que pour Princesse Sara. Les autres albums Blackberry conservent leur format initial. Vous retrouverez donc bien le tome 2 d'Elinor Jones, votre couturière préférée, en librairie dès le mois prochain dans son format initial.
Voilà pour les news. Quant à moi, après avoir annulé mon voyage au Japon que je préparais depuis des années (ô rage, ô désespoir), je m'envole dès demain pour Marrakech. Il paraît que c'est un lieu enchanteur, je ramènerai peut-être des idées...

7 avr. 2011

Festival Aix-en-Provence ce week-end


Un petit mot pour vous avertir que je serai en dédicace à Aix-en-Provence à partir de demain après-midi. Pour avoir les infos précises, c'est ici.
Avec moi signeront Rémi Torregrossa (Triskell 1 et 2) et François Amoretti (Gothic-Lolita, Le Petit Chaperon Rouge & Ce qu'il advint dans le ventre du loup, Alice au Pays des Merveilles).
En parlant de François, vous avez vu ? Il démarre un nouveau projet sur les pin-ups ! Mais cette fois ce sera chez Ankama ! (Eh oui, ce projet de BD ne collait malheureusement pas à ma ligne éditoriale).
Tout de même, je suis cette aventure de près et je peux vous dire que ça va être MA-GNI-FIQUE !
See you soon !

6 avr. 2011

FAQ

Voilà deux ans que je réponds éternellement aux mêmes questions... et ça me fait perdre beaucoup de temps, même si ça me fait plaisir qu'on s'intéresse à mon travail ! Aussi, en visionnant le blog de François Amoretti, je me suis dit "bon sang, mais c'est bien sûr !", je vais rédiger une Foire Aux Questions en utilisant pour cela le questionnaire que Coralie m'a fait parvenir par mail :

Pourriez-vous vous présenter brièvement ? (Age, formation) …
Je suis née le 4 août 1982 en région parisienne. Comme beaucoup de gens de ce milieu, j'ai un parcours assez varié. J'ai commencé par un Deug de Lettres Classiques, dont je me suis enfuie (j'aimais le latin, mais détestais le grec ancien) pour passer une Licence et une Maîtrise de Lettres Modernes à Nantes. J'ai ensuite décroché un DESS Édition et rédaction professionnelle à Angers. J'ai parachevé tout cela par une Licence d'information-communication (toujours à Nantes, qui restera ma ville de coeur). Durant mes études, j'ai beaucoup travaillé dans la PQR (L'Écho de la Presqu'Île, Presse Océan, Ouest France), ce qui m'a beaucoup appris. J'ai également fait pas mal de stages dans l'édition (en particulier Siloë et Hachette). En parallèle de mes études, j'ai aussi été lectrice professionnelle, ai réalisé un CD-Rom sur l'imprimerie, organisé des concours de nouvelles, vendu des magazines et été photographe pour le Père-Noël (mais ça, c'est une autre histoire). En bref, ma passion pour l'édition ne date pas d'aujourd'hui.

Quels sont vos goûts, influences et hobbies ?
J'entretiens une grande passion pour la littérature classique. J'aime particulièrement la période du XVIIe au XIXe. En revanche, le médiéval et le XXe siècle m'ennuient pour des raisons différentes. Le XXIe, je n'en parle même pas tellement ça me laisse un sentiment d'escroquerie. À mes yeux, "l'autofiction" est la pire fumisterie inventée depuis le 'Nouveau Nouveau Roman' (quelle blague, ce nom!). Aujourd'hui, je crois que les meilleurs écrivains sont ceux issus de la littérature de genre (tant snobée par la littérature blanche).
Sinon, je pratique la danse orientale. J'aime tous les styles de danse, mais ma culture dans ce domaine n'est pas encore aussi étendue que je le voudrais.

Comment êtes-vous devenu éditeur ?
Par le biais de l'écriture ! Mais surtout grâce à une idée. En me promenant dans les librairies il y a bientôt 3 ans, je me suis rendue compte qu'il n'existait aucune collection de BD destinée aux femmes. Il y avait bien une ou deux bricoles, mais pas de vrai mouvement. Je suis donc allée trouver le PDG des Éditions Soleil chez qui j'étais auteur et ait déversé sur son bureau un immense sac de DVD, shojos, et romans : chick-litt, comédies sentimentales... La moitié de mon budget du mois y était passé. Je lui ai dit : "ça marche en manga, au cinéma, en littérature, pourquoi on ne fait rien en BD ?" J'avais mon contrat une semaine plus tard.

Quels sont les aspects de ce métier que vous préférez ?
La création et la naissance d'un projet, c'est un truc auquel on devient addict. Sans parler du fait qu'on assiste à toute la chaîne de la création, c'est passionnant. Et puis, j'ai ainsi eu la possibilité d'aider plein de jeunes auteurs à démarrer. Certains ont été reconnaissants, d'autres pas du tout, mais je pense que ça satisfait la part de Pygmalion, que tous les éditeurs doivent posséder en eux.

Ceux que vous n’aimez pas ?
Un des mauvais côtés du travail, c'est quand vous avez parfois cru à mort à un bouquin et que le public ne suit pas. Déception, amertume et désastre... Sans compter que vous ne pouvez pas vous permettre trop d'échecs, sans quoi c'est toute la collection qui morfle.

Comment choisissez-vous les projets que vous allez éditer ?
Je choisis les projets en accord avec ma ligne éditoriale qui est rédigée dans la colonne à droite de ce blog. Pour l'instant, il m'est impossible de m'écarter d'un iota de cette ligne car ma collection est trop jeune et risquerait d'y perdre son identité.
Les projets sont sélectionnés en accord avec mes propres goûts, je ne travaille pas sur ce qui ne me parle pas. La qualité du projet n'est pas forcément en rapport. J'ai refusé de très bons dossiers qui ne collaient pas à ce que je voulais faire.

Quel travail effectuez-vous dessus ?
Cela dépend. Ce serait assez long à expliquer en détail, donc voici les grandes lignes.

Pour la partie Création :
Certains auteurs sont très autonomes, d'autres ont besoin d'être accompagnés. Il m'arrive de réécrire des passages dans certains albums de jeunes scénaristes ou de rebosser un synopsis si j'estime le résultat boiteux. Je le fais à titre d'exemple pour que l'auteur comprenne ce qui pose problème dans son premier jet, l'auteur a toujours la possibilité de reprendre lui-même son travail. Il faut aussi coacher parfois les dessinateurs et les coloristes, les pousser dans la direction dans laquelle on sent qu'ils pourraient s'épanouir.
Quand je travaille avec des auteurs étrangers, je rewrite toujours les traductions, pour qu'elles collent à la narration en image.
Parfois, je mets en contact des dessinateurs et des scénaristes, parfois je me contente de trouver le coloriste. Parfois, je commande et j'initie des projets de A à Z.
Cette partie du travail est la plus lourde, avec la communication.

Pour la partie Édition:
Je commence par négocier les contrats auprès de Mourad Boudjellal. Le prix/planche dépend de l'expérience des auteurs, de leur niveau de rentabilité (ont-ils déjà eu un succès ? Ont-ils un public ?) et du coup de coeur de l'éditeur en chef.
Ensuite, il y a toute la question de la maquette que je gère en partenariat avec ma formidable graphiste, Gaëlle (page-titre, C1, dos, C4, gardes, et intérieurs pour les beaux-livres). Dans 90% des cas, je rédige le texte de C4 et la phrase d'accroche. La question de la relecture est très importante, il faut passer des heures à lire et relire les fichiers qui vont partir à l'impression, je suis aidée en cela par mon assistante Charlotte et par Catherine, la directrice éditoriale (plus une ou deux personnes de la fab et une correctrice professionnelle, et chacune d'entre nous retrouve TOUJOURS des fautes). Bien sûr, avant que les fichiers ne partent chez l'imprimeur, nous tirons et contrôlons des Cromalins qui seront ensuite envoyés à l'imprimeur. Malgré cette sécurité, on n'est jamais à l'abri d'une couv trop sombre, d'un manque de jaune qui éteint les couleurs dans le cahier central, etc. Il faut aussi contrôler les traceurs, parfois choisir le papier, le format, les options, etc. Toujours en fonction des coûts.

La partie communication et diffusion :
Plusieurs mois avant que le livre ne parte à l'impression, il faut le présenter aux représentants qui passeront voir les librairies francophones une à une. Il faut rédiger un texte de présentation, commercial, qui n'est pas le même qu'en C4. Les phrases d'accroches sont alors très importantes. Ensuite, on se rend à la réunion (loin !) où l'on assiste à la conférence, pour une intervention qui dure de 10 à 20 mn. Il faut convaincre.
Quand le livre est en librairie, il faut parfois (mais on ne le fait pas pour tous les livres) rédiger un communiqué de presse. Normalement, ça n'est pas mon travail, mais le département comm est toujours débordé, et jusqu'ici j'ai rédigé 100% des textes qui ont figuré dans mes communiqués de presse, plaquettes, notes d'information, etc. Il m'est même arrivé de payer une stagiaire pour réaliser la maquette de communiqués. Bon, je n'ai pas l'exclusivité, c'est comme ça partout...
Après, il y a tous les petits à côtés qui ne servent pas directement la collection mais y contribuent et sont terriblement chronophages : tenir un blog, rewriter les bio des auteurs (ou les écrire carrément), être présent aux festivals, faire tirer des kakemono sur les festivals-éditeurs, faire passer une pub dans des magazines ciblés, poster des plaquettes à 150 magazines (aaarrrgh), organiser des concours, passer des partenariats, aller faire risette aux journalistes (heureusement, la plupart du temps, ils sont sympas), essayer de convaincre un nouveau réseau de librairie que vous êtes LA collection indispensable...
Évidemment, tout cela doit être fait avec une consigne, une seule : fais ce que tu veux, mais débrouille-toi pour que ça coûte le moins cher possible !

Êtes-vous supervisé, avez-vous besoin de l’aval de quelqu’un pour lancer un projet ?
Je ne suis pas supervisée une fois que le projet est lancé et d'ailleurs, je n'aimerais pas qu'on mette le nez dans ma collection. Mais c'est toujours Mourad Boudjellal qui signe les contrats. Rien ne se fait sans son accord.
À côté, j'écoute bien sûr les conseils de Benoît le directeur commercial de Soleil, de Marlène, la responsable de comm, de mon assistante Charlotte, de la directrice éditoriale Catherine, de ma maquettiste Gaëlle et de Julie, Marianne, Eric, etc, en bref : les gens de la Fab (qui sont très importants et particulièrement compétents chez Soleil - pour avoir travaillé dans d'autres boîtes, je peux l'affirmer).

Quelle différence y a-t’il entre éditeur et directeur de collection ?
Le directeur de collection est beaucoup moins bien payé, ah ah !
Non, c'est surtout que le directeur de collection la plupart du temps est aussi auteur, ce qui fait qu'il a plus de liberté (il n'est pas vraiment soumis à la hiérarchie de la boîte et peut hurler sur son éditeur en chef si vraiment il est très, très énervé, parce que par exemple la mise en place d'un bouquin est foireuse). Par contre, il doit faire ses preuves et vite. On lui demande du résultat.
La relation est généralement assez claire entre directeurs de collections et éditeurs. Mais c'est plus compliqué pour les auteurs qui travaillent au sein de la collection.
Depuis que je remplis cette fonction qui ne me fait pourtant pas vivre, je me rends compte que la plupart des auteurs de ma collection ne me considèrent pas comme une collègue, ce que je suis pourtant. Par contre, ils trouvent normal de venir me râler dessus parce qu'on a oublié de leur prévoir un badge lors d'un festival, alors que ce n'est pas du tout ma fonction.
J'en parlais il y a peu avec une de mes illustratrices qui me disait à quel point tout cela était "flou" pour elle. Mais je ne sais pas vraiment comment clarifier les choses.

Que vous apporte cette nouvelle casquette ?
Du travail ! Pas des sous, ça c'est sûr. Heu, I got the Poweur ? Non même pas.
Je dirais une vision globale de la profession 30 fois plus vaste que quand j'étais simplement auteur. Et ça, c'est très pratique.

2 avr. 2011

Poisson d'avril !!!

Bravo pour ceux qui y ont cru ou on fait semblant, ça m'a fait bien plaisir ! Bravo aussi pour ceux qui se sont souvenus de la date et encore plus bravo à ceux qui se sont rappelés du poisson d'avril que nous avions mis en place en doublon avec François Amoretti l'an dernier.

Oui, il m'arrive de danser en public (et la photo est authentique), mais je ne connais rien au tribal ! Je fais seulement de la danse orientale (pour le moment).
Seulement, je n'ai pas pu résister au plaisir de vous présenter les Tribal Chicks, des copines très, très talentueuses qui peuvent se produire lors d'enterrements de vie de jeune fille, anniversaires, mariages ou autres événements plus importants. N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez les faire bosser, je transmettrai.
Merci à Mell, par ailleurs, d'avoir fait suivre l'info sur sa page facebook, le poisson était complet !
Je vous posterai bientôt le petit dessin d'une de mes dessinatrices que la nouvelle a affolée. En attendant, je vous laisse avec un solo de Mell, tribal fusion-gypsy.

1 avr. 2011

Après de bons et loyaux services...

Eh bien, voilà. Comme annoncé quelques semaines plus tôt sur ma page Facebook, je vais à plus ou moins court terme arrêter la BD.
Pas d'engueulade mémorable ou de petites disputes en cause, c'est tout simplement que ça ne me rapporte pas assez d'argent pour vivre et qu'à 28 ans, il est quand même temps que je trouve un vrai métier.
Bien sûr, je vais finir les séries en route, pas de panique ! Princesse Sara, Danseuse et My Lady Vampire connaitront leur fin ! Mais je ferai dorénavant ce travail en loisir, donc plus à la même vitesse.
Le repreneur des collections Blackberry et Strawberry sera, comme vous pouvez peut-être vous en douter, François Amoretti qui a déjà bien roulé sa bosse et qui travaille comme moi à Gottferdom, ce qui rendra la "passation" plus facile.

Quant à moi, je vais maintenant devenir danseuse tribale-orientale professionnelle. Cela faisait quelques temps que je me produisais lors de mariages, soirées, etc (comme vous pouvez le voir sur la photo à gauche). Mais ma décision s'est précipitée quand des copines, les Tribal Chicks, m'ont invitée à rejoindre leur troupe aixoise, voilà deux jours. Je vais maintenant danser avec elles sur les scènes de France et de Navarre. Vous en trouverez la page Myspace ici et la page Facebook là.
J'en profite pour les remercier pour leur invitation. Les filles vous me sauvez la vie !
Quant à moi je vous laisse avec deux démos des Tribal Chicks. Espérant que je serai sur la prochaine vidéo que je posterai ici.